Sa vie, ses films

Edouard Baer s'illustre au début des années 90 dans une des émissions-cultes de la radio française, La Grosse Boule sur Radio Nova, qu'il anime avec son comparse Ariel Wizman. Il décline son univers loufoque sur tous les médias avec notamment l'extravagant centre de visionnage sur Canal Plus où se déploie son goût de l'absurde et de l'improvisation.

Mais Edouard Baer, qui s'était inscrit à 18 ans au Cours Florent, est avant tout comédien. Il fait sa première apparition à l'écran dans La Folie douce de Frédéric Jardin. Amant de Sandrine Kiberlain dans Rien sur Robert, il atteint sa maturité d'acteur en 2001, avec Betty Fisher et autres histoires de Miller et Dieu est grand, je suis toute petite, aux côtés d'Audrey Tautou. Edouard Baer n'est alors plus perçu comme un simple trublion audiovisuel mais comme un véritable acteur. En 2001, son Molière pour la pièce Cravate Club, qu'il adaptera à l'écran avec Charles Berling, assoit encore son succès.

En 1999, il réalise et joue dans son premier film La Bostella, version cinématographique de son univers mental ainsi que de son délirium profond. Il attendra cinq ans pour tourner son second film, Akoibon, avec Jean Rochefort sans cesser de faire l'acteur. On le retrouve ainsi devant la caméra de ses complices Alain Chabat (Astérix et Obélix : mission Cléopâtre) et Isabelle Nanty -qui fut son professeur de théâtre (Le Bison). Tout en continuant d"être au génerique de comédies loufoques (Double zéro avec Eric et Ramzy), il trouve en 2004 des premiers rôles dans des films plus ambitieux : Mensonges et trahisons et A boire de Marion Vernoux, dans lequel il a pour partenaire Emmanuelle Béart.


Article publié avec l'aimable autorisation écrite d' Allociné.

Allocine



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