L'Entente cordiale avec Christian Clavier et Daniel Auteuil
Découvrez le dernier film de Christian Clavier et Daniel Auteuil : L'entente cordiale qui sort en salle le 21 Juin 2006.

L'entente cordiale : l'histoire du film
Le Géorgien Viktor Zilenko a dérobé aux Russes la puce "Exterminator". Implantée dans le corps d'un soldat, elle supprime toute sensation de douleur. Mais si au bout de 12 heures le soldat n'est pas revenu de sa mission, la puce explose et le soldat avec !!
La Russie veut racheter ce "bijou" de nanotechnologie militaire par l'intermédiaire des services secrets français.
Viktor ne veut procéder à l'échange qu'avec un ex-diplomate français en qui il a toute confiance : François de La Conche. Le châtelain accepte de reprendre du service pour servir la nation.
Viktor Zilenko doit lui remettre un pistolet seringue contenant la puce contre un code bancaire sécurisé sur lequel se trouvent 25 millions de dollars. François sera accompagné d'un interprète : Jean-Pierre Moindrau. Séducteur invétéré, ce dernier profite de la mission pour rejoindre sa fiancée indienne à Londres...
Biographie de Christian Clavier

Frère du réalisateur Stéphane Clavier, Christian Clavier étudie au lycée Pasteur de Neuilly en compagnie de Michel Blanc, Gérard Jugnot et Thierry Lhermitte. Il passe brillamment son baccalauréat et poursuit des études de sciences politiques pendant deux ans. En compagnie de ses amis de lycée, il monte la troupe du Splendid également composée de Josiane Balasko et Marie-Anne Chazel, qui sera sa femme à la ville. Christian Clavier devient ainsi auteur, metteur en scène et interprète de Je vais craquer, Ma tête est malade et, en 1978, Amours, coquillages et crustacés qui sera adapté au cinéma par Patrice Leconte sous le titre Les Bronzés.
En 1975, il fait ses débuts au cinéma en compagnie de Michel Blanc dans Que la fête commence de Bertrand Tavernier, puis dans F. comme Fairbanks de Maurice Dugowson. C'est Pierre Lary qui lui propose un premier véritable rôle dans Le Diable dans la boîte (1977) aux côtés de Jean Rochefort et Michael Lonsdale. Après l'aventure des Bronzés et des Bronzés font du ski (1979), il tourne à deux reprises sous la direction de François Leterrier, jouant les "bobos" parisiens dans les comédies à succès Je vais craquer (1980) et Les Babas cool (1981). Puis il retrouve le café-théâtre pour la pièce culte Le Père Noël est une ordure, adaptée au cinéma par Jean-Marie Poiré. Le succès ne le quitte plus.
Devenus inséparables, Christian Clavier et le cinéaste poursuivent leur collaboration avec Papy fait de la résistance (1983), Twist again à Moscou (1986) et Mes meilleurs copains (1988), l'histoire de retrouvailles d'amis de lycée sur un mode nostalgique et chaleureux. Dans les années 90, le duo enchaîne d'autres succès publics : Opération corned-beef (1991), où Christian Clavier donne pour la première fois la réplique à Jean Reno, Les Visiteurs (1993) et sa suite Les Couloirs du temps, les visiteurs 2 (1998) ainsi que Les Anges gardiens (1995). Avec le triomphe historique au box-office des Visiteurs, Christian Clavier assoit son statut d'acteur comique numéro un et reprend le flambeau de Louis De Funès, dont il se réclame fréquemment. Mais la filiation est encore plus nette avec La Soif de l'or (1993) de Gérard Oury, le cinéaste qui a fait la gloire de De Funès. Dans un rôle de grippe-sou, Christian Clavier marche sur les traces de son aîné.
En 1999, un nouveau défi s'offre à lui : incarner Astérix le gaulois, aux côtés de Gérard Depardieu, et sous la direction de Claude Zidi. Pour Astérix et Obélix contre César, le public est une fois de plus au rendez-vous, mais pas les critiques qui déplorent ses choix d'acteur. Après l'échec des Visiteurs en Amérique (2001) et la réussite d'Astérix et Obélix : mission Cléopâtre (2002) d' Alain Chabat, Christian Clavier tend à s'éloigner des personnages hystériques qui ont fait son succès pour prêter ses traits à l'empereur Napoléon (2002) dans un téléfilm d'Yves Simoneau.
Sorti grandi de cette expérience, l'acteur revient à ses premières amours, la comédie, se laissant diriger par son frère Stéphane pour les besoins de Lovely Rita Sainte Patronne des cas désespérés (2003), et donnant la réplique à l'une de ses idoles, Michel Serrault, dans Albert est méchant (2004). Plus actif que jamais, il écrit et interprète, aux côtés de son complice Jean Reno, l'adaptation cinématographique de la bande dessinée L'Enquête corse de Pétillon. C'est sur le tournage de ce film qu'il fait la connaissance de Caterina Murino, une actrice italienne à qui il propose de jouer aux côtés de l'équipe du Splendid réunie au grand complet dans Les Bronzés 3 amis pour la vie (2006).

Né à Alger, Daniel Auteuil grandit à Avignon dans un environnement artistique - ses parents sont chanteurs lyriques. Se passionnant très tôt pour le théâtre, il monte à Paris, où, recalé au Conservatoire, il s'inscrit au Cours Florent. A 20 ans, il rencontre Georges Wilson qui lui offre un petit rôle dans la pièce Early morning, puis il joue dans Godspell, une comédie musicale qui tient l'affiche pendant deux ans.
Daniel Auteuil fait sa première apparition à l'écran en 1974 dans L'Agression de Gérard Pirès. Si, à ses débuts, il tient souvent des rôles de voyou - il est ainsi remarqué en 1978 dans L' Amour violé-, l'acteur accède à la popularité en prenant part à plusieurs comédies à succès du début des années 80, de Pour cent briques t'as plus rien... aux Sous-doués de Zidi. Mais il devra attendre Jean de Florette de Berri en 1986 pour obtenir la reconnaissance de ses pairs. Incarnant le fruste Ugolin, le comédien, métamorphosé, impressionne dans un registre dramatique, et décroche le César du Meilleur acteur.
Daniel Auteuil est dès lors sollicité par les cinéastes les plus prestigieux, collaborant à deux reprises avec Sautet (Quelques jours avec moi puis Un coeur en hiver, dans lequel il donne la réplique à sa compagne d'alors, Emmanuelle Béart) et Techiné - qui l'associe à Catherine Deneuve dans Ma saison préférée et Les Voleurs. L'exubérance des premières années a laissé la place à un jeu interiorisé d'une grande puissance émotionnelle. Prix d'interprétation à Cannes en 1996 pour Le Huitieme Jour, récit d'une amitié avec un jeune trisomique, il reçoit un deuxième César trois ans plus tard pour La Fille sur le pont.
Les metteurs en scène font volontiers appel à ce comédien-caméléon pour incarner des personnages historiques. Il se glisse ainsi dans la peau de l'assassin Lacenaire pour Girod, d'Henri IV pour Chéreau et de Sade pour Jacquot. Daniel Auteuil obtient de nouveau les suffrages du public avec Le Bossu (1996), tandis que la critique salue sa composition de mythomane dans L'Adversaire. Occupant une place centrale dans le cinéma français, il forme avec Depardieu un tandem gagnant dans Le Placard de Veber (2001) et 36 quai des orfèvres (2004), avant de camper l'alter ego de Claude Berri dans L' Un reste, l'autre part. S'il renoue avec le registre comique de ses débuts (Après vous, avant La Doublure et L'Entente cordiale en 2006), il continue d'inspirer les auteurs les plus exigeants, s'offrant même le luxe de monter à deux reprises les marches de Cannes en 2005, grâce aux oeuvres inclassables des frères Larrieu et de Michael Haneke (Caché).
Article publié avec l'aimable autorisation écrite d' Allociné.
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