L'histoire du film

Un documentaire original qui explore le parcours de six films cultes des années soixante-dix.

Entre 1970 et 1977, ces six films à petit budget, montrés aux séances de minuit, ont influencé la manière de faire et de voir les films, ils ont réinventé le médium en dépassant les frontières du mauvais goût et des tabous sociaux.

Assister aux "films de minuit" est devenu un marqueur social, intellectuel, cinéphilique et culturel, un rite de passage pour toute une jeune génération en crise.


Biographie de John Waters

John Waters

Le futur "pape du trash" grandit à Baltimore, que la majeure partie de ses films prennent pour cadre. Il commence par tourner quelques films amateurs au milieu des années 60. Ses amis et voisins forment son excentrique troupe d'acteurs, dont certains membres (Mary Vivian Pearce, Mink Stole) apparaîtront dans la quasi-totalité de ses films, et dont la vedette incontestée reste le futur protagoniste de Pink Flamingos -entre autres-, Harry Glenn Milstead (surnommé Divine).

Le cinéaste projette ses premières créations (parmi lesquelles Mondo Trasho) dans des salles d'art et essai de la région. Sa notoriété n'en franchit pas encore les frontières, même si son public s'accroît, attiré par le bouche-à-oreille et une réputation scandaleuse. Le succès arrive avec Pink Flamingos en 1972, nouveau film à micro-budget, mais distribué plus largement (dans le circuit des salles proposant des séances de minuit), qui ne tarde pas à devenir culte, maniant avec malice le mauvais goût, la subversion des valeurs familiales, et la provocation. Suivent quelques réalisations qui exploitent la même veine, parmi lesquelles Female Trouble ou Polyester, qui expérimente pour la première et denrière fois de l'histoire du cinéma le procédé de l'Odorama.

Arrive l'année 1988 et Hairspray, qui, suivi deux plus tard par Cry-Baby -film dans lequel Johnny Depp trouve son premier rôle principal au cinéma-, lui permet de conquérir une audience plus large, au prix d'un léger toilettage qui ne remet toutefois pas en cause les caractéristiques de son cinéma, toujours aussi corrosif. Avec Serial Mother, il confirme cette inflexion, et offre à Kathleen Turner le rôle d'une mère si aimante -et givrée- qu'elle en vient aux pires extrêmités. Dans Pecker, en 1998, il met en scène le jeune Edward Furlong, aspirant photographe.

Il enchaîne, deux ans plus tard, avec Cecil B. DeMented, (présenté hors compétition au festival de Cannes en 2000), puis avec le déjanté et lubrique Dirty shame. A l'occasion, le réalisateur se fait acteur, dans Serial Mother ou Le Fils de Chucky.


Biographie de David Lynch

David Lynch

David Lynch fut marié à Peggy Reavy (actrice), puis Mary Fisk, et enfin Mary Sweeney (monteuse). Il a une fille de la première, Jeniffer Chambers Lynch (réalisatrice), un fils de la deuxième, Austin Jack et un second fils de sa dernière épouse, Riley.

De nos jours, aucun réalisateur ne ressemble à David Lynch. Son premier long métrage, Eraserhead, un surprenant cauchemar en noir et blanc, est devenu un classique de l'épouvante. C'est grâce à ce film que Mel Brooks décide de lui confier la réalisation de Elephant Man (1981). Egalement tourné en noir et blanc, l'histoire de John Merrick remporte pas moins de 8 nominations aux Oscars et lance définitivement la carrière de Lynch.

Il laisse passer l'opportunité de diriger Le Retour du Jedi, préférant miser sur Dune, une autre aventure fantastique qui, bien sûr, est loin de connaître le même engouement que le troisième volet de la saga Star Wars. Vient Blue velvet dont l'excès de sexe et de violence choque certains, alors que d'autres crient déjà au génie. En 1990, Sailor et Lula remporte la Palme d'or au Festival de Cannes. Avec Twin Peaks, une série télévisée, Lynch devient un véritable phénomène de la culture pop. La transposition au cinéma ne se fait pas attendre.

Après cinq ans d'absence, il revient derrière la caméra pour Lost highway, avant d'offrir un film dans la droite lignée de l'esprit humaniste d'Elephant Man, Une histoire vraie. En 2001, Mulholland Drive renoue avec l'étrange et précipite dans les coulisses d'un Hollywood inquiétant. Pour ce film, Lynch est récompensé du prix de la mise en scène au festival de Cannes, une récompense qu'il partage avec Joel Coen (The Barber : l'homme qui n'était pas là).


Article publié avec l'aimable autorisation écrite d' Allociné.

Allocine


Les 10 derniers articles publiés sur notre Blog :