Afrique du sud : Voyage, Tourisme, Découverte
L'Afrique du Sud (appelée autrefois l'Union sud-africaine) est une république située à la pointe sud de l'Afrique. Elle est entourée au nord de la Namibie, du Botswana et du Zimbabwe, au nord-est par le Mozambique et le Swaziland. Le Lesotho est enclavé.

L'Afrique du Sud a eu une évolution très différente des autres pays africains pour deux raisons : elle a reçu une émigration européenne plus importante que les autres et elle recèle des richesses minières qui l'ont rendue très importante pour les Occidentaux, particulièrement durant la guerre froide. La première raison a fait d'elle une nation aux phénotypes très variés. Elle a les plus grandes populations dite « colorées », blanches et indiennes de l'Afrique. La population noire compte pour 75% de la population totale.
L'économie de l'Afrique du Sud est une des plus développées du continent et profite d'infrastructures modernes couvrant tout le pays.
L'Afrique du Sud est parfois appelée « nation arc-en-ciel », notion inventée par l'archevêque Desmond Tutu et sur laquelle Nelson Mandela a beaucoup élaboré. Il s'agit de mettre en contraste la diversité de la nouvelle nation sud-africaine, par rapport à l'idéologie séparationniste de l'Apartheid.
Politique
Le gouvernement sud-africain est parlementaire, mais les fonctions de chef du gouvernement et de chef de l'État se confondent sous le titre de Président de la République d'Afrique du Sud.
Le président est élu à une session conjointe du Parlement bicaméral, composé de l'Assemblée nationale et du Conseil national des Provinces (NCoP).
Les 400 membres de l'Assemblée nationale sont élus par scrutin proportionnel. Le NCoP, qui a remplacé le Sénat en 1997, est composé de 90 membres représentant les neuf provinces et les métropoles.
Chaque province est dotée d'une Législature Provinciale unicamérale, et d'un Conseil Exécutif présidé par un premier ministre (premier en anglais et en afrikaans). Les provinces sont moins autonomes que celles, par exemple, du Canada ou que les États aux États-Unis. Il s'agit alors d'un système fédéral modéré. L'État compte 11 langues officielles.
Depuis la fin de l'apartheid, l'ANC n'a cessé d'augmenter sa domination politique. Cependant, l'opposition reste vivace bien que diminuée, et on estime ordinairement que l'Afrique du Sud est l'État le plus démocratique d'Afrique. Sa constitution est par exemple l'une des plus généreuses du monde du point de vue des droits de l'homme.
Le gouvernement doit résoudre le problème des violences qui touchent les campagnes du pays : la réforme agraire impose la redistribution des terres aux Noirs et les fermiers afrikaners doivent souvent vendre leurs exploitations au gouvernement, ce qui suscite des résistances. Ces fermiers, au nombre de 35 000 environ, sont parfois attaqués par des bandes organisées et certains s'inscrivent à des stages commandos pour pallier le manque d'aide du gouvernement. Plusieurs partis d'extrême droite continuent de recruter au sein d'une frange de cette population qui se sent délaissée.
D'après le journal Le Monde du 28 décembre 2004, le pays bat des records en matière de criminalité : on y compte environ 20 000 meurtres par an, 30 000 tentatives de meurtre, plus de 50 000 viols et environ 300 000 cambriolages. Les publications officielles des statistiques de la criminalité de 2004 puis encore 2005 montrent cependant que la tendance est en baisse assez sensible, surtout en ce qui concerne les meurtres et cambriolages.
Provinces
A la fin de l'apartheid en 1994, les 4 provinces d'Afrique du Sud et les 10 bantoustans autonomes ou indépendants ont laissé la place à 9 nouvelles provinces.
- Cap-Occidental (Western Cape) : sud-ouest de l'ancienne province du Cap
- Cap-Oriental (Eastern Cape) : homelands du Transkei, du Ciskei et sud-est de l'ancienne province du Cap, à laquelle sont rattachées les deux possessions sud-*africaines dans le sud de l'océan indien, l'île Marion et l'île du Prince Edouard
- État-Libre (Free State) : État libre d'Orange et quelques homelands intégrés
- Gauteng : Ancien Pretoria-Witwatersrand-Vereeniging au centre du Transvaal
- KwaZulu-Natal : Natal et Zoulouland
- Mpumalanga : ancienne région du Transvaal-est
- Limpopo : ancienne région du Transvaal du nord, appelée province du nord entre 1995 et 2002,
- Cap-du-Nord (Northern Cape) : nord de l'ancienne province du Cap.
- Nord-Ouest (North West) : ancien Transvaal-ouest, nord de la province du Cap et bantoustan du Bophuthatswana
Économie
Selon l'indicateur du développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'Afrique du Sud a reculé de 35 places dans leur classement entre 1990 et 2005, constatant l'appauvrissement général de la population. Cette régression serait principalement due à la mise en place récente d'études fiables et plus représentatives (anciennement la politique d'apartheid tendait à occulter la condition des Africains), mais serait aussi due aux ravages causés par la pandémie du SIDA. La minorité blanche, mal à l´aise à cause la fin de l´apartheid de la pandémie du Sida, de la criminalité et des évènements au Zimbabwe et en Côte d´ivoire, émigre massivement en Australie ou en Nouvelle-Zélande. De nombreux africains immigrent en Afrique du Sud pour gagner plus d´argent que dans leurs pays d´origine, mais le sida et la criminalité les font partir au bout de quelque années
La discrimination positive
Depuis 1994, les autorités sud-africaines ont mis en œuvre une politique d’affirmative action visant à promouvoir une meilleure représentation de la majorité noire dans les différents secteurs du pays (administration, services publics et parapublics, sociétés nationalisées et privées). Ainsi, dans de nombreux secteurs, des blancs ont été invités à faire valoir leurs droits à la retraite ou à accepter des licenciements, moyennant une forte indemnité de départ. Un des résultats fut l’appauvrissement relatif d’une petite partie de cette minorité blanche (10% de ses membres vivent aujourd’hui avec 1 000 euros par an).
Mais cette politique d’affirmative action est critiquée d'autant plus qu'elle aurait surtout bénéficié aux proches de l’ANC et favorisé la constitution d’une classe moyenne noire qui s'est empressée d'investir certains quartiers chics réservés autrefois aux seuls blancs au lieu d'aider au développement des anciens townships. En 2005, le gouvernement sud-africain redéfinit sa politique d'affirmative action en cherchant à favoriser le retour au pays de ces trop nombreux et trop qualifiés expatriés. C'est la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka, pourtant une radicale, qui est chargé de leur faire cet appel du pied en proumouvant des salaires incitatifs à ceux qui reviendraient au pays.
La réforme agraire
Depuis 1994, seulement 3,6% des fermes ont été redistribuées aux 1,2 million de noirs alors que 60 000 blancs possèdent et gèrent toujours 80% des surfaces cultivables. Le gouvernement s'était donné en 1994 comme objectif de redistribuer 30% des terres d’ici 2014.
La loi prévoit que les descendants des fermiers noirs, dépossédés par la force ou injustement indemnisés dans le cadre des lois adoptées depuis 1913, peuvent demander la restitution de leurs terres. En juillet 2005, la majorité des 4 000 participants au «Sommet sur la terre», a recommandé des expropriations alors que la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka demandait d'«importer des experts du Zimbabwe».
Cependant, cette redistribution ne doit pas affecter la rentabilité économique de ces terres car la restitution à des Noirs de la majorité des fermes des vallées fertiles du Limpopo a tourné au désastre, faute d’encadrement technique et financier alor que les fermiers Noirs ne cultivent que les surface suffisantes pour nourrir leur famille et laisse le reste en friche.
Le développement du capitalisme noir
Depuis 1994 et sur la base du volontariat, pratiquement tous les grands groupes miniers et les banques ont cédé entre 10 et 26% de leur capital à des noirs, indiens et métis. Dans un premier temps, une petite élite noire, issue des leaders de l'ANC, s'est reconvertie avec succès dans les affaires en bénéficiant de grosses cessions de capital d'entreprises. Le plus riche d'entre eux est Patrice Motsepe qui a accumulé une fortune de plus de 500 millions de dollars en à peine dix ans.
Depuis 2000, des objectifs précis ont été négociés dans certains secteurs (mines, banques, distribution du pétrole, etc.). Ainsi, selon la charte minière de 2002, toutes les compagnies doivent céder 26% de leur capital d'ici à 2014. Les Noirs devront représenter 40% des cadres en 2009. Les compagnies qui ne respecteront pas ces conditions pourront perdre leurs droits d'exploitation.
Un arsenal législatif est d'ailleurs en cours d'adoption. Des objectifs précis seront fixés notamment en matière de cession de capitaux et de promotion interne des Noirs dans les entreprises. Toutes les entreprises y compris les PME devront remplir un bulletin de note (ceux qui auront les meilleures notes auront plus de chance de remporter les marchés publics). Les multinationales sont cependant exemptées.
Source : Wikipedia.fr
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