Les amortissements, rappelons-le, une opération qui consiste à prendre en compte le vieillissement des biens de production, leur obsolescence, ce afin de prévoir leur remplacement. Les bénéfices non distribués et l'amortissement forment donc l'autofinancement.

Il est également nécessaire de préciser que la possibilité ou non d'un autofinancement de l'investissement dépend en grande partie de la répartition de la valeur ajoutée (VA) de l'entreprise entre les profits et la rémunération des salariés. Cela nous permet d'expliquer par exemple la remontée du taux d'autofinancement (par rapport au financement total) dans les années 1980. Il y avait en effet eu à l'époque une remontée de la part des profits dans la valeur ajoutée (au détriment des salaires), ce qui avait donc permis aux entreprises de dégager plus de fonds propres, lesquels pouvaient éventuellement permettre un autofinancement.

Même si une entreprise a les fonds nécessaires à son propre financement, elle n'en oublie pas pour autant d'observer attentivement l'évolution des taux d'intérêt. En effet, le taux d'intérêt va représenter pour elle ce que l'on appelle le coût d'opportunité de l'autofinancement. Cela correspond à ce que l'entreprise aurait pu gagner en plaçant ses fonds sur les marchés financiers plutôt qu'en les investissant. De ceci découle également la notion de profitabilité. Si l'entreprise estime que le taux d'intérêt réel est trop haut, elle va épargner plutôt qu'investir, le risque étant en effet que les investissements ne soient pas rentables. Le choix entre épargne et investissement est particulièrement stratégique. C'est un choix difficile que doit prendre l'entrepreneur.

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