Le musée d’Orsay propose pendant l’été pas moins de cinq expositions différentes, aux sujets aussi variés que les correspondances de Van Gogh et Chamberlain, l’architecture ou encore la main, thème central d’un regroupement de portraits photographiques de mains anonymes comme de mains plus célèbres (celles de François Pompon, d’Edgar Degas, etc.). Ajoutons que ces visites peuvent se faire avec conférenciers, ce qui ne manquera pas de rassurer les curieux avides de réponses, et ce, jusque septembre, de quoi profiter un peu de l’été pour se cultiver avant la rentrée.

Si, après le musée d’Orsay, il vous prend l’envie de marcher jusqu’à l’Assemblée Nationale (métro 12 pour les fatigués !) et d’admirer l’architecture exceptionnelle du palais Bourbon, suivez au sortir de la place la rue de Bourgogne et arrêtez-vous au numéro 30.

Une porte en bois grande ouverte, une petite salle qui ne paie pas de mine, des poutres apparentes, des étagères de livres au mur sud, une ambiance chaleureuse pour un lieu de rencontres et de discussions : vous êtes au Club des poètes. L’enseigne est assez modeste et facile à manquer ; cependant, vous serez facilement piqués de curiosité par quelques peintures qui s’exposent, ci et là, sur les murs et dans l’entrée.

En plein septième arrondissement, à deux pas de l’Assemblée Nationale, ce petit restaurant (dans un bâtiment vieux de plus de deux siècles) est d’autant plus surprenant que ces prix sont tout-à-fait abordables pour des tartes aux fruits, des gâteaux au chocolat et du jus de pomme faits maison. Intéressant donc de s’y arrêter pour le coup d’œil, le coup de langue et le tarif, mais aussi pour l’ambiance familiale et l’animation : comme son nom l’indique, le club s’avère amateur de poésie et, deux soirs par semaine, pendant le dîner, les clients ont le loisir d’entendre certains des plus beaux textes choisis avec soin parmi la littérature internationale.

En même temps, pour celui qui ne prêtera qu’une oreille distraite à cette démonstration de culture, les tableaux sur les murs imitent leur auteur : plantés dans le décor pour mieux vous observer. Les cheveux grisonnants et une queue de cheval, Yan Bany, artiste peintre, passe de la salle à la cuisine, de la cuisine au comptoir, appréciant l’endroit dont il est à l’image, accueillant et modeste. Il vous racontera volontiers, si vous prenez le temps de le lui demander, sa force à peindre et son plaisir à exposer dans cet endroit, en « attendant de me faire connaître ».

A déguster cet été en juillet. Réouverture en septembre.



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