Sur les 8 à 9 000 morts que compte la France sur la route chaque année, la moitié est directement liée à l'alcoolisation des conducteurs.

Depuis les années 1960, le législateur est intervenu de plus en plus sévèrement contre l'alcoolisme au volant. En 1970, une loi autorisait la police et la gendarmerie à soumettre au contrôle d'alcoolémie tout automobiliste impliqué dans un accident de la route, qu'il manifeste ou non des signes d'ivresse.

La loi du 12 juillet 1978 a permis le contrôle préventif (dépistage) de l'alcoolémie, en l'absence de tout accident et de toute infraction. Le nombre de dépistages de l'alcoolémie, qui ne cesse d'augmenter, était de 7 422 337 en 2000, dont 100 756 de positifs. La loi du 8 décembre 1983 a transformé en délit la conduite en état d'ivresse à partir de 0,8 g/l.

Le décret du 11 juillet 1994 sanctionne par une contravention la conduite caractérisée par un degré d'alcoolémie compris entre 0,7 et 0,8 g/l. La loi du 15 septembre 1995 a abaissé ce taux à 0,5 g/l. Désormais, le conducteur qui présente un taux d'alcoolémie compris entre 0,5 et 0,8 g/l se trouve en infraction.

Il risque une contravention et un retrait de points sur son permis.

Au-delĂ  de 0,8 g/l, la conduite constitue un dĂ©lit passible de sanctions sĂ©vères : une amende, de 2 mois Ă  2 ans de prison, assortis d'une suspension du permis de conduire et la perte de points sur son permis Ă  points.



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