Le bonhomme est timide, maladivement. Il a du mal à se livrer, se dessine dans ce qu’il ne dit pas, dans ce que les autres disent de lui. Il se révèle plus fragile et moins bon copain qu’on aurait pu le croire, à la limite du mauvais garçon.

Sa musique est le fruit d’un irrépressible besoin de liberté.

Miossec ne se laisse rien imposer. Même assagi, il est toujours sur le fil du rasoir. C’est vers la trentaine seulement qu’il enregistre son premier album, Boire.

Après avoir cumulé les petits boulots : journaliste à Ouest France, monteur de bandes-annonces pour TF1. Sur un coup de tête, il quitte la métropole, direction la Réunion, pour composer.

Certaines des chansons de cette période figureront sur l’album sorti en 1995. Puis, tout s’enchaîne, six albums en onze ans, tous Disques d’or, et des textes pour Bashung, Birkin, Hallyday…

Sur Brest of, Miossec mise surtout sur des chansons de son premier album et du dernier, L’étreinte, les seules dont il soit fier.


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