La prévalence de surpoids et d’obésité croît rapidement en France, spécialement depuis le début des années 1990 (20 ans de retard sur les Etats-Unis) ; mais surtout elle apparaît de plus en plus jeune (16% des enfants en surpoids contre 5% en 1980) et frappe plus nettement les populations défavorisées (25% des enfants défavorisés). Une fois acquise, elle est très difficilement réversible.

Les pathologies associées à une mauvaise nutrition (les maladies cardiovasculaires entraînent 170.000 morts par an ; le diabète « gras » touche plus de 2 millions de Français mais ce sont aussi les cancers, l’ostéoporose, l’anorexie…) pèsent très lourd dans les dépenses de l’Assurance maladie (ces pathologies coûtent 5 milliards d’euros par an, la part attribuée à la mauvaise nutrition atteindrait 800 millions d’euros).

Pour répondre à ces défis, la France a été un des premiers pays européens à se doter d’un plan de santé publique, le Programme national nutrition santé, dès 2001.

Différentes politiques en France concourent à promouvoir une alimentation équilibrée et une activité physique régulière : politique de l’alimentation, de la santé, aide alimentaire, politique de la consommation et de l’information sur les denrées alimentaires, politique de l’éducation et de la jeunesse et sports…

Depuis janvier 2001, la France s’est dotée spécifiquement d’une politique nutritionnelle, coordonnée par le ministère de la santé, dans un cadre plurisectoriel réunissant les secteurs concernés de l’agriculture et de l’alimentation, de la consommation, de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, de la recherche en concertation permanente avec les acteurs économiques et les consommateurs ainsi que les collectivités territoriales.

Plus d'infos sur le site : www.mangerbouger.fr



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