Arrivé en France en 1988, le hard-discount a depuis connu une progression constante. Il compte aujourd'hui 15,3 millions de ménages clients. Pour certains, son développement, exponentiel ces dernières années en milieu rural, est une très bonne nouvelle. Pour d'autres, les grandes enseignes demeurent les valeurs sûres.

Les principes du hard-discounter sont simples : peu de personnel avec de multiples fonctions (caisse, rayonnage, nettoyage, accueil...), un libre service alimentaire, des produits de base, des prix les plus bas possibles, la commercialisation de produits du distributeur essentiellement. Compte tenu des attentes des consommateurs et pour s'ouvrir d'un plus large public, ces « fondamentaux » évoluent et s'enrichissent.

Ainsi, de plus en plus d'enseignes à bas coûts vendent également des produits de marques nationales. Initialement dirigé vers une clientèle peu aisée, le hard-discount brasse ainsi aujourd'hui toutes les couches de la population.

Et la grande distribution ?

Pour autant, les grandes enseignes n'ont pas dit leur dernier mot. Les unes s'inspirant des autres, les magnats de la distribution ont développé à leur tour une gamme de produits « premiers prix » et des marques de distributeurs. Et ce afin de surfer elles aussi sur la tendance.

Or, l'Observatoire des prix initié par le Mouvement Familles Rurales a démontré que, sur l'ensemble du territoire national, l'augmentation la plus importante en 2006 concernait les produits « premiers prix » et ceux de marques de distributeurs. Les produits de grandes marques accusaient eux aussi une augmentation, mais moindre.

En tout cas, le hard-discount est un véritable phénomène de société. S'aventurera-t-il prochainement sur d'autres terrains ou bien a-t-il déjà conquis tous les marchés possibles ?

Quoiqu'il en soit, le principal critère pour les consommateurs demeura toujours, c'est une certitude, la qualité au meilleur prix.



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