Sur 40 millions d'albums en tout genre vendus en France, en 2006, il représente à lui seul 44%. Nous sommes ainsi le deuxième plus gros consommateur au monde, derrière le japon bien sûr.

Si cet essor s'est révélé en France, notamment à travers la télévision et par les dessins animés des années 90, la « génération Albator » s'est aussi, et surtout mise à lire. D'Akira à Dragon Ball, le manga se distingue essentiellement par une opposition de style très marquée par rapport à la bande dessinée occidentale traditionnelle.

Ainsi, les amateurs nous disent qu'il y a avant tout un véritable aspect ludique à lire le livre à l'envers ! Le cadrage singulier des dessins, ainsi que les expressions émotionnelles des personnages, rendent la narration presque secondaire et l'on se met à lire un tome de plus de 200 planches en moins de 15 minutes. Plutôt efficace.

Autre particularité, les mangas (« images dérisoires » en japonais) sont quasiment tous publiés en noir et blanc et les décors, parfois très fouillés dans le registre classique européen, passent ici au second plan.

Seule la théâtralisation compte. On jongle ainsi plus facilement entre l'absurde, le sérieux, le comique ou encore le drame. Et on se prend même à lire les nombreuses onomatopées.

Véritable univers de substitution, les mangas foisonnent aujourd'hui dans le monde à travers le cinéma, les jeux vidéo, la publicité ou encore la mode et aucun sujet traité n'y est vraiment tabou.

Au japon, certains ministères n'hésitent même plus à publier leur livre blanc sous cette forme...



Les 10 derniers articles publiés sur notre Blog :