Les adjectifs manquent : langoureux, onirique (soporifique diraient certains…), mélancolique, complexe, mélodique, obsédant, contemplatif, aérien, subtil, hypnotique…

Le premier album solo de Bradford James Cox, échappé du quintette flamboyant Deerhunter (Atlanta) est à nos yeux (enfin, à nos oreilles) un pavé en or massif jeté dans la mare pop-électro.

Pas de grosses guitares ni d’envolées rock-lyriques, mais des compositions soignées bercées par des rythmes enivrants qui convoquent une large palette de sons (sans parler des arrangements hyperchiadés).

Non seulement la musique est profonde, mais elle est aussi sensuelle et dresse une manière de pont entre le ciel et la Terre qui invite au voyage intérieur.



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