Le Paludisme (ou malaria ou fièvre ondulante) est une maladie infectieuse, endémique dans toute la zone intertropicale, qui affecte les hommes, les singes et les oiseaux.

Combien de cas de paludisme ?

Chaque année, on recense 300 à 400 millions de cas de paludisme et deux à trois millions de personnes en décèdent.

Origine de la maladie

Le responsable de la maladie est un parasite de type Plasmodium, qui provoque des sueurs froides et des accès de fièvre.

Ce parasite est un hématozoaire (protozoaire parasite du sang) inoculé à l'homme par la piqûre d'un moustique, l'anophèle femelle, dont il existe environ soixante espèces.

Ces insectes vivent généralement dans les régions marécageuses. Les mesures actuelles de lutte contre le paludisme visent principalement à l'éradication des moustiques au moyen d'insecticides et à l'assèchement des marais.

Les formes de la maladie chez l'homme

On distingue chez l'homme plusieurs formes de paludisme. Elles présentent toutes les mêmes symptômes : frissons, sueurs froides et fièvres intermittentes. Ces symptômes sont dus à des produits toxiques du métabolisme libérés lors de la destruction des globules rouges par l'agent pathogène. Les crises de paludisme peuvent survenir à intervalles variables et être plus ou moins graves :

- la Malaria tertiana est la forme la plus bénigne de paludisme. La première crise survient dans les quinze jours suivant l'incubation. Les crises surviennent ensuite tous les deux jours. Cette forme est provoquée par le Plasmodium vivax ;

- la Malaria quartana, provoquée par le Plasmodium malariae, se manifeste par des crises à intervalles de trois jours. Son temps d'incubation est plus long que celui de la Malaria tertiana : il atteint dix-huit à quarante jours ;

- la Malaria tropica est la forme la plus maligne de paludisme. L'agent responsable est le Plasmodium falsiparum. Des atteintes neurologiques peuvent survenir et l'issue est souvent fatale. Les voies sanguines du cerveau s'obstruent, entraînant coma et accès de délire. Les accès de fièvre sont irréguliers ;

- une quatrième forme de paludisme est provoquée par le Plasmodium ovale et est similaire à la Malaria tertiana.

Traitement du Paludisme

Depuis le XVIIe siècle, on sait extraire de l'écorce de conchonine la quinine. Cette substance freine le développement du Plasmodium, mais elle est également toxique.

On s'efforce depuis le début du XXe siècle de mettre au point des médicaments dérivés de la quinine. Le plus utilisé aujourd'hui est la chloroquine. On cherche également à réduire le nombre de cas par les vaccins.

Des résistances aux médicaments peuvent apparaître. Ainsi au Viêt Nam, pendant la guerre, le Plasmodium local est devenu résistant à la chloroquine ainsi qu'à d'autres médicaments.



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