La Déclaration des droits de l’animal a 30 ans
La Déclaration universelle des droits de l’animal a été proclamée le 15 octobre 1978 à la Maison de l’UNESCO à Paris, en présence de plusieurs ambassadeurs et de nombreuses personnalités scientifiques, littéraires, artistiques et politiques.
Elle résulte d’une réflexion philosophique et scientifique internationale, et elle édicte, en termes de « droits », les principes généraux d’une éthique applicable, au niveau mondial, aux conduites de l’homme à l’égard de la vie animale.
Parmi ses droits, l’animal qui est apte à ressentir la douleur a le droit fondamental de ne pas endurer de souffrances par la faute de l’homme ; parmi leurs droits, toutes les espèces ont le droit fondamental de vivre sur la planète et de ne pas être définitivement rayées de la Terre par la faute de l’homme.
Depuis trente ans, surtout en Europe, cette Déclaration universelle a inspiré plusieurs textes législatifs ou réglementaires en faveur du bien-être animal comme de la préservation des espèces ; mais beaucoup reste à faire pour transposer dans le droit les principes moraux de la Déclaration.
En France, plusieurs de ces principes entrent encore en conflit avec des pratiques économiques surexploitant les animaux, ou avec des habitudes anciennes souvent cruelles.
Au résultat, la morale a pour opposants des profits abusifs, des moeurs d’un autre âge, et des comportements violents, auxquels notre société n’accepte pas encore de renoncer. Pourtant la connaissance scientifique actuelle montre que la douleur et la souffrance animales sont une réalité, et que de très nombreuses espèces sont en voie de disparition.
Moralement, nous sommes donc tous responsables de tolérer encore, par exemple : – la destruction des milieux naturels – les gâchis de la pêche industrielle – les massacres et les trafics d’animaux volés à la nature – les captivités à vie et les dressages d’animaux d’espèces sauvages – la chasse et la pêche de loisir – les techniques de la production intensive des animaux de consommation – le gavage forcé des canards et des oies – les expérimentations évitables sur l’animal – la corrida et les combats de coqs…
Finalement, reconnaître que l’animal a des “droits”, c’est vouloir une Terre vivante et une humanité généreuse. En effet, le respect des animaux par l’homme est inséparable du respect des hommes entre eux.
INSTITUTION OFFICIELLE
FONDATION LIGUE FRANÇAISE DES DROITS DE L’ANIMAL
39, rue Claude-Bernard — 75005 Paris
Tél. 01 47 07 98 99 - www.fondation-droits-animal.org
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