Les tabloïds ont immédiatement offert une place de choix à ses commentaires vipérins sur des collègues (Elton John, Kylie Minogue, Kate Perry…), ses photos dénudées ou sa liaison avec Ed Simons (des Chemical Brothers), qui a débouché sur une fausse couche et une dépression.

Mais contrairement à sa rivale Amy Winehouse, Lily Allen a facilement retrouvé le chemin des studios.

Pour son deuxième album, It’s Not Me, It’s You, elle a travaillé avec le producteur Greg Kurstin (The Bird and the Bee) plutôt que Mark Ronson, et les sonorités électroniques ont pris le dessus sur les rythmiques skas.

Cet ingrédient ne modifie en rien la recette de base, qui associe pop sucrée et textes salés d’inspiration autobiographique.

Les hommes sont ici les premières cibles, à l’image de Not Fair, portrait au vitriol d’un compagnon absolument parfait dans la vie, mais totalement désastreux dans la chambre à coucher.

Tout aussi irrésistible, le titre Fuck You résume à lui seul l’art de Lily Allen: si la musique cite ouvertement la pop candide de Burt Bacharach (Close To You), les paroles mordantes et crues ont, elles, bien évolué depuis les années 1960

It’s Not Me, It’s You, par Lily Allen, Delabel/EMI.
En concert le 6 mai à La Cigale,Paris 18e.


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