Le premier est le plus addictif. Cet alcaloïde agit très rapidement : sept secondes après l'inhalation, il atteint le « circuit de récompense » du cerveau.

Il y provoque comme une mini décharge d'adrénaline, psychoactive ou anxiolytique, selon les fumeurs.

Certains verront leur activité cérébrale accentuée, chaque bouffée inhalée augmentera la tension artérielle et le rythme cardiaque.

Pour d'autres, la nicotine agira comme un sédatif.

Mais le confort neuronal ne dure pas. Au bout d'une demi-heure en moyenne, le fumeur, en manque, a besoin d'une nouvelle « dose ».

La dépendance psychique se développe alors très rapidement.

Toute la nicotine absorbée n'est pas nocive: 10 % sont transformés par le foie et éliminés dans les urines; le reste file dans les alvéoles pulmonaires, où il commet ses méfaits.

Outre les cancers et les accidents cardio-vasculaires, le tabac et ses effets secondaires ont d'autres conséquences fâcheuses : une nette diminution de la capacité respiratoire, tout d'abord.

En se fixant sur l'hémoglobine, le monoxyde de carbone inhalé réduit de près de 20 % la quantité d'oxygène en circulation.

Un fumeur d'un paquet quotidien dispose d'une capacité respiratoire équivalente à celle d'un non-fumeur en moyenne montagne.

Parmi les autres conséquences, outre de simples désagréments esthétiques (coloration jaune des doigts ou formation accélérée des rides), on trouve des pathologies plus graves : troubles oculaires (cataracte), ostéoporose, moindre résistance aux bactéries responsables des ulcères, altération de la qualité du sperme, risques de fausses couches et de naissances d'enfants prématurés qui seront plus enclins à développer des problèmes de santé en grandissant.

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