Elle à l’écriture et au chant, lui à la composition, la déesse du rock indé (Stories from the City, Stories from the Sea, 2000) et son complice John Parish, rencontré dans les années 1980 au sein du groupe Automatic Dlamini, sortent leur deuxième album, écrit et interprété ensemble, après leur rocailleux Dance Hall at Louse Point en 1996.

A Woman A Man Walked By s’avère, à l’instar du premier single, Black Hearted Love, tout à la fois sensuel et violent («When you cry out my name in rapture/I volunteer my soul for murder» – «Lorsque tu cries mon nom en pleine extase, ça me donne des envies de meurtre»).

Qu’elle y récite, chante ou hurle à la mort, souvent d’une clameur animale dissonante, la voix de PJ, en joute majestueuse avec des tornades de guitares ou un raz de marée de flûtes, trahit une urgence viscérale.

Quant aux rythmes, fracturés, ils jouent aux montagnes russes. Si la plus douce, The Soldier, ou les moins massives, Sixteen, Fifteen, Fourteen et Leaving California, confèrent un soupçon de sérénité à l’ensemble, ce disque est une claque sonore qu’on aimera subir à chaque écoute.

A Woman A Man Walked By, PJ Harvey & John Parish,
En concert les 17 et 18 mai au Bataclan


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