Officiellement lancée aujourd’hui par le laboratoire GlaxoSmith-Kline (GSK) et disponible dans les pharmacies le 6 mai, elle est destinée aux patients obèses dont l’indice de masse corporelle (IMC) est supérieur ou égal à 28 (soit par exemple 1,70 m pour 81 kg).

Le danger ? Que des individus en quête de minceur y voient un moyen simple de perdre quelques kilos.

La prise de cette pilule n’a en effet rien d’anodin.

Agissant sur le tube digestif en diminuant l’absorption des graisses, Alli peut avoir des effets secondaires désagréables (douleurs abdominales, incontinence, diarrhées, flatulences…).

Il est déconseillé à un certain nombre de patients (femmes enceintes, personnes sous médicaments antirejets suite à une transplantation et sous anticoagulants liés à des troubles cardiaques) et il doit être accompagné d’un régime alimentaire équilibré et pauvre en graisses.

Déjà des mises en garde.

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a aussi mis en garde sur l’utilisation de ce médicament en insistant sur le fait qu’il convient de l’utiliser avec l’avis d’un médecin.

Pour rassurer, le laboratoire GSK propose des formations aux pharmaciens qui vont bientôt le commercialiser.

L’Afssaps entend également leur distribuer des fiches afin qu’ils puissent signaler tout problème, leur rappelant de veiller à ce que les patients présentent bien un cas d’obésité. Commercialisée aux Etats-Unis depuis près de deux ans, la pilule y a rencontré un réel engouement.


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