Pour leur donner vie dans un film, il lui fallait des tronches uniques, pas des visages lisses où tout le monde se ressemble.

Vêtu d’un pull jacquard informe et doté d’une magnifique centrale électrique, Hervé, 14ans, ne se sépare jamais de son copain Camel, fan de hard rock.

Avec lui, il partage tout : des plaisirs solitaires sur catalogue de grande distribution aux soirées de spiritisme, ils sont inséparables. Leur but dans la vie : trouver la fille qui voudra bien leur faire connaître leur première fois. Au détour de deux fous rires, deux moqueries, ils chassent.

Jusqu’au jour où la jolie Aurore, plus posée et intelligente que la moyenne, commence à s’intéresser à Hervé.

Dès lors, l’équilibre des deux copains est menacé, l’un tente d’avancer quand l’autre veut tout savoir des baisers, des caresses. Leur univers semble d’un coup se couper en deux: celui qui l’a fait et l’autre.

Plutôt que de caricaturer ses jeunes, Riad Sattouf les observe dans leurs moindres mouvements et réussit avec beaucoup d’humour à dresser un portrait intemporel des années collège.

Les beaux gosses de Riad Sattouf. Avec Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Noémie Lvovsky. En salles.


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