Prémices de cette période idyllique que traverse actuellement l’Helvète, son premier sacre à Roland-Garros, en mai dernier, sur un ocre parisien qui lui avait jusqu’alors refusé le triomphe.

Dans la foulée de ce succès, acquis après l’élimination de l’habituel maître de la porte d’Auteuil, Rafael Nadal, Federer a aussi recouvré son bien à Wimbledon, et sa place de n°1 mondial, portant ainsi à 15 son nombre de victoires en Grand Chelem et dépassant le record de Pete Sampras.

Aux joies de la victoire s’est ajouté le bonheur de la paternité, quand le Suisse est devenu père de famille, avec la naissance de ses jumelles, le 23 juillet dernier.

Du doute à la lumière

Au lieu du crépuscule annoncé par certains il y a un an, quand il était arrivé à l’US Open avec seulement deux victoires en tournois ATP, Federer est au summum de sa carrière, comme il l’a admis après son succès au Masters de Cincinnati, la semaine dernière :

«Je vis un été merveilleux. Je ne pourrais pas être plus heureux qu’en ce moment.»

Autant dire que le Bâlois arrive en pleine confiance pour le dernier tournoi du Grand Chelem de la saison à Flushing Meadows, où il règne sans partage depuis 2004 (5 victoires de rang).

Pas de quoi rassurer la concurrence, même si Andy Murray aura une carte à jouer sur le Decoturf (surface dure) du tournoi new-yorkais.

En demi-finale à Cincinnati, où Federer a remporté son 16e titre en Masters, l’Ecossais en demi (6-2, 7-6) tout comme Novak Djokovic en finale (6-1, 7-5) ont pris acte de la maîtrise et de la confiance du n°1 mondial.

La vérité du court dira si ce Roger cuvée 2009 est vraiment le meilleur.

Premiers échanges aujourd’hui, contre le champion universitaire américain, Devin Britton.


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