La montagne autrichienne, ses auberges plus ou moins accueillantes, ses autochtones avares de mots… et ses petits secrets bien gardés.

Des secrets que va découvrir, peu à peu et bien malgré lui, l’ancien inspecteur de police Brenner (un rôle qui colle à la peau de Josef Hader, qui avait déjà interprété ce personnage, avec succès, en 2000 et 2004), devenu détective privé.

Chargé de retrouver le propriétaire d’une voiture, il se retrouve bloqué dans un restaurant-relais de Löschenkohl, réputé pour son poulet frit à la viennoise.

Le charme de la tenancière (Birgit Minichmayr) suffit à le persuader de rester, malgré le comportement de plus en plus étrange du propriétaire (Josef Bierbichler, aussi placide qu’inquiétant) et de son fils, qui guette la moindre occasion pour hériter enfin de l’auberge.

Si l’intrigue prend son temps, chacun des personnages est bien campé, à l’instar d’un Fargo des frères Coen (présence de la neige, détachement des protagonistes face à la violence et au sang, machine à faire disparaître les cadavres…) et le spectateur voit lentement se mettre en place un dénouement où l’amour fraye avec les sentiments les plus sordides.

Car originalité de ce troisième opus de l’enquêteur Brenner, plus que l’argent, le pouvoir ou la force, ce sont bien les sentiments qui motivent ici les protagonistes dans leurs basses oeuvres.

Bienvenue à Cadavre-les-bains, de Wolfgang Murnberger.
Avec Josef Bierbichler, Josef Hader, Pia Hierzegger.


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