L’usage des cosmétiques était davantage lié aux fonctions thérapeutiques et symboliques dont les prêtres ordonnaient les rituels.

Ainsi, l’ophtalmie était-elle soulagée par le khôl, substance à base d’antimoine, de même qu’on se protégeait des odeurs corporelles par des baumes à l’oliban et au térébinthe.

Le limon du Nil s’utilisait comme substance saponifiée dont les hommes et les femmes se frictionnaient, puis se frottaient le corps au foulon afin d’obtenir une desquamation de la peau, en s’enduisant ensuite d’huiles parfumées.

L’oeil étiré au khôl en forme d’amande, les paupières hâlées aux oxydes de cuivre et de malachite, les sourcils étendus et noircis, formaient cet oeil si particulier de la femme égyptienne.

Le pays de Pount, situé quelque part vers la Somalie, reste le lieu mystérieux des arbres à encens et des matières premières de la cosmétique de cette époque.

Les Égyptiens transformaient ces éléments en fards et produits de beauté que les Phéniciens transportaient et négociaient dans les pays d’Asie mineure et d’Afrique du nord.


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