Devenue un véritable phénomène social, et tout particulièrement en France, la possession d'un animal familier, comme le chien, présente quelques inconvénients, que certains résolvent en abandonnant l'animal à la veille des vacances, ou après l'avoir confié à un chenil.

Les refuges sont surpeuplés, obligeant les bénévoles qui y travaillent à tuer les animaux. Un trafic s'est aussi mis en place, qui s'appuie sur le vol, dans le but de revendre les animaux aux laboratoires d'expérimentation.

Toutefois, de plus en plus de laboratoires refusent ceux qui sont d'origine inconnue; ils doivent d'ailleurs s'approvisionner chez des éleveurs agréés. L'immatriculation des chiens, comme celle des chats, est une heureuse initiative, car elle permet d'identifier l'animal perdu.

Elle s'effectue par tatouage sur la face interne de l'oreille droite ou de la cuisse. Le numéro est reporté sur le fichier de la Société centrale canine.

Malheureusement, quand une race remporte un certain succès, les éleveurs surexploitent leurs mâles reproducteurs sans se soucier de l'existence ou non d'une consanguinité, laquelle peut entraîner de redoutables troubles du comportement.

Ainsi en est-il des pittbulls (staffordshire-terriers), véritable race dégénérée, contre laquelle se déclenchent régulièrement des campagnes de presse, en général à la suite d'un accident causé par l'un d'eux. Voir notre article sur les chiens dangereux.

Ces animaux sont d'ailleurs interdits en Angleterre, car, même dressés, ils restent dangereux.

En Europe, les chiens errants, qui sont de plus en plus nombreux, vont jusqu'à attaquer les troupeaux de moutons. De même, en Afrique et en Asie, des troupes de chiens, dits «parias», commettent depuis longtemps des dégâts dans les agglomérations.

Le nombre de chiens domestiqués a entraîné, comme pour le chat, l'expansion d'une puissante industrie d'aliments préparés et de nombreux autres secteurs d'activité, des vaccins aux accessoires les plus divers.

L'élevage et le commerce des chiens eux-mêmes représentent un marché important. Il existe aussi un trafic de peaux de chien : les fourreurs leur donnent des appellations, tel le «dog de Chine», pour masquer leur origine.


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