Pour cet opus réalisé par Patrice Renson (M, Vanessa Paradis…), Salif Keita s’est entouré de musiciens d’exception, parmi lesquels Mehdi Haddab (de l’ex-groupe Ekova) au oud, Kélétigui Diabaté au balafon, Vincent Ségal (Bumcello) au violoncelle, Ibrahim Maalouf à la trompette ainsi que Seb Martel et Bill Frisell aux guitares.

Depuis les réinterprétations des incontournables Folon, Papa et Seydou jusqu’aux inédits comme Ekolo d’amour, le griot y met à l’honneur la musique mandingue. «Je suis un Noir, ma peau est blanche…», chante-t-il sur le titre La différence, qui ouvre l’album…

Un message de tolérance important pour celui qui est né albinos dans un pays où, parfois, cette anomalie génétique est considérée comme maléfique.

«Au XXIe siècle, je vois encore qu’il y a des sacrifices humains. On vend le sang des albinos, leurs cheveux, leurs membres…», rappelait récemment l’artiste sur Europe 1.

L’album prolonge ainsi musicalement le message porté par la fondation qu’il a créée en 2001 et qui porte son nom, dont le but est de porter secours aux albinos africains.


Les 10 derniers articles publiés sur notre Blog :