Tous les acteurs locaux le constatent: le niveau des eaux baisse inexorablement.

D’une superficie de 25000 km² en 1960, il ne s’étendrait plus que sur 8000 km².

Si certains invoquent inévitablement le réchauffement climatique pour expliquer ce phénomène aux conséquences écologiques et économiques dramatiques, d’autres y voient le résultat des déprédations occasionnées par les populations locales.

Les pompages massifs à des fins d’irrigation sont sans doute le principal facteur de l’assèchement, auquel s’ajoute la très faible pluviométrie (– 25 % en trois ans).

Les pêcheurs ou les agriculteurs sont les premières victimes de l’attrition.

Ils espèrent profiter du sommet de Copenhague pour médiatiser ce danger et susciter une mobilisation internationale en faveur du lac Tchad.

La renaissance progressive de la mer d’Aral, en Asie centrale, prouve qu’il n’y a pas d’inéluctabilité en la matière.


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