Avant tout basé sur les rapports entre les hommes et la nature, le shintoïsme ne possède aucune écriture sacrée et aucune structure religieuse ou autorité morale suprême dictant ses préceptes de façon précise.

Le shintoïsme est plutôt une vision de l’univers dite animiste, car le monde selon le shintô est peuplé par des dieux et des entités divines des plus divers, et il est dit que tous les êtres et tous les phénomènes naturels sont dotés d’une force spirituelle.

Dans la conception shintô du monde, la nature de l’être humain est fondamentalement bonne, bien que certains évènements ou actions puissent causer des souillures qui devront être purifiées par la suite.

La pureté et la purification sont des notions essentielles dans cette religion, et elles sont la cause et la finalité de la plupart des rites associés à cette croyance.

Longtemps associé au pouvoir impérial, le shintoïsme est devenu la religion officielle de l’État japonais au cours de la restauration de Meiji, donnant ainsi à l’empereur une nature divine à titre de descendant direct de la déesse la plus importante du panthéon shintô: la déesse solaire Amaterasu.

Après la défaite du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’empereur Hirohito a dû renoncer à sa nature divine, et le shintoïsme a réintégré, en termes de statut et d’influence, le rang des autres religions présentes dans l’archipel nippon.

De nos jours, le shintoïsme fait toujours partie intégrante de la vie religieuse japonaise, notamment à travers les nombreux temples présents partout au pays et par les multiples fêtes et événements religieux ou populaires qui rappellent fréquemment aux Japonais l’importance et l’héritage des traditions ancestrales dans la culture japonaise contemporaine.


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