Au Brésil, la moitié des voitures utilise l’E85 (85 % d’éthanol produit à partir de la canne à sucre et 15 % d’essence) et les trois quarts des nouveaux véhicules peuvent rouler indifféremment à l’essence ou à l’E85.

Aux États-Unis, l’éthanol est produit à partir du maïs.

En France, il vient principalement de la betterave à sucre.

Mais produire de l’éthanol peut générer l’abandon de cultures vivrières, et une déforestation accélérée pour mettre des terres en culture.

Quant à la canne à sucre, elle est grosse consommatrice d’eau.

D’autre part, pour le moment, la production d’un baril d’éthanol coûte plus cher que celle d’un baril de pétrole, et la distillation des végétaux est grosse consommatrice d’énergie.

L’essence contient, en France, 0,83 % de biocarburant.

La réglementation européenne exige d’atteindre 5,75 %. Si l’objectif de 10 % était atteint en 2015, cela représenterait une économie de 5 millions de tonnes de pétrole par an (5 % de notre consommation en 2006). Si toute l’Europe atteignait ces 10 %, l’économie serait de 50 millions de tonnes.

Des recherches sont en cours pour obtenir des biocarburants réellement écologiques, à partir de résidus agricoles (paille), forestiers (taillis) ou même de plantes à croissance rapide, comme le peuplier.

De l’énergie en graines

Le jatropha, un arbuste à fleur rouge, prolifère dans les zones semiarides. Très résistant, il donne annuellement et pendant plus de trente ans 2 à 3 kg de fruits dont est tirée une huile facile à transformer en biodiesel. Chaque graine contient environ 35 % d’huile ; 8 kg de récolte permettent de produire plus de 2 litres de biocarburant. Le jatropha pousse aussi bien en Égypte qu’à Madagascar ou au Guatemala.


Les 10 derniers articles publiés sur notre Blog :