Comme chaque année, les indicateurs publiés hier par l’Education nationale démentent l’idée selon laquelle les lycées réputés, à l’image de Henri-IV, à Paris ou du lycée du Parc, à Lyon, seraient les meilleurs.

Le ministère se refuse d’ailleurs à publier un quelconque classement afin d’éviter tout simplisme.

Recrutement au niveau national, écrémage des élèves en difficulté et des redoublants… les techniques pour atteindre les 100 % d’admissions au bac sont connues.

Mais ce seul critère ne dit rien sur la qualité pédagogique.

D’où la publication du taux d’accès au bac depuis la seconde et la proportion de bacheliers parmi les sortants d’un lycée, le tout pondéré par la prise en compte du contexte social.

Le but est d’analyser la valeur ajoutée d’un lycée.

En clair, un bon lycée se définit aussi par sa capacité à faire progresser ses élèves.

Ainsi l’externat Saint-Joseph, en Guyane, se distingue-t-il pour avoir dépassé de 24 points son taux de réussite attendu.

Preuve que, comme le rappellent sociologues et personnels éducatifs, le meilleur lycée est avant tout celui qui saura s’adapter au niveau de l’élève pour l’aider à progresser.


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