Les professionnels de la petite enfance, rassemblés dans le collectif "Pas de bébés à la consigne", y voient plutôt une baisse de la qualité de l'accueil. Que permettra l'application de ce décret ?

Une augmentation ponctuelle du nombre d'enfants accueillis en crèche. Un établissement prévu pour 60 enfants pourrait ainsi en accueillir 72 certains jours.

Une approche atterrante pour les personnels de crèche, qui critiquent une politique de "surbooking" inacceptable.

Une augmentation de la proportion des personnels titulaires d'un CAP ou BEP au détriment des personnels plus qualifiés. Une mesure qui devrait permettre de pallier la pénurie d'auxiliaires de puériculture ou d'éducateurs de jeunes enfants (EJE). Mais une mesure au rabais, selon le collectif "Pas de bébés à la consigne", qui préférerait un « plan ambitieux de formation de professionnels qualifiés ».

Pour combler les besoins, il faudrait former 10 000 professionnels par an. Or, seuls 5 000 nouveaux éducateurs et auxiliaires arrivent sur le marché chaque année.

L'officialisation des jardins d'éveil, avec un taux d'encadrement d'un adulte pour 12 enfants, contre un adulte pour 8 enfants en dernière année de crèche. Les opposants au décret jugent ce taux bien trop insuffisant. La mobilisation des acteurs de la petite enfance ne se focalise pas uniquement sur les structures collectives.

La possibilité désormais donnée aux assistantes maternelles d'être agréées pour 4 enfants, ou de se regrouper à 4 avec 16 enfants accueillis, les inquiète fortement.


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