Le match de cette après-midi face à l’Afrique du Sud, son 79e à la tête des Bleus, sera, sauf miracle, son dernier en tant que sélectionneur de l’équipe de France.

Homme de records – les 75 matchs de Michel Hidalgo dépassés, la qualification de la France pour trois phases finales consécutives, en 2006, 2008 et 2010 –, il restera aussi le symbole d’échecs cuisants et de l’isolement croissant des Bleus.

S’il n’est pas le seul responsable, il aura joué un grand rôle, par son attitude souvent distante, parfois méprisante, avec le public et les médias.

Intronisé en 2004, son état de grâce, accordé à tout nouveau sélectionneur, a fait long feu.

Critiqué de toute part, il parvient tout de même, fort du retour des anciens Zinédine Zidane, Claude Makelele et Lilian Thuram, à emmener les Bleus en finale de la Coupe du monde 2006.

Surfant sur la vague allemande, Domenech resigne pour quatre ans.

Quatre ans durant lesquels le jeu et les résultats des Bleus vont s’altérer inexorablement.

Il est tout de même reconduit après le fiasco de l’Euro 2008, où la France sort au premier tour, mais peu à peu ses derniers soutiens le lâchent.

Jusqu’à ce Mondial sud-africain, qui confirme ce que tout le monde pressentait : en six ans à la tête des Bleus, Raymond Domenech n’a pas su faire de la France une équipe.


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