Né à Boulogne-sur-Seine de parents forains, Laurent Garnier se livre très tôt à ses premières expérimentations sonores. Tout jeune, en vacances à Rimini (Italie), il est fasciné par le volume sonore et par les jeux de lumières de la discothèque « Baia Imperiale ».

Par la suite, diplômé d’une école hôtelière, il travaille le jour dans un restaurant français de Manchester, tout en s’adonnant la nuit à sa vocation de DJ.

En 1987, il devient le DJ attitré du club Hacienda à Manchester, haut lieu de la diffusion de la house music en Europe.

Sa programmation et ses « mixes » (ou passage d’un morceau à un autre sans coupure, selon le principe d’une transition en fondu enchaîné, obtenu à l’aide d’une table de mixage), qui découlent en droite ligne des maîtres de la Deep House de Detroit (voir techno) — les premiers à avoir confronté Dance Music (ou « musique dansante ») américaine et musique synthétique européenne —, font école jusque chez les Happy Mondays et les Stones Roses, groupes britanniques qui injectent désormais des rythmes house dans leur rock.

Puisant aussi bien du côté du funk et de la musique soul que de Kraftwek, de Depeche Mode (représentants de la new wave synthétique) ou de Marc Cerrone (figure importante du disco), Laurent Garnier synthétise ces différents courants de la musique électronique et devient l’un des premiers musiciens techno.

De retour en France, il lance les soirées « Wake Club » au Rex Club de Paris.

Ses premiers pas dans l’industrie discographique datent de 1990 avec le maxi 45 tours Who Cares, puis avec les maxi As French Connection et Stronger By Design, produits en collaboration avec la FNAC et Éric Morand, avec lequel il fonde le label de musiques électroniques F Communications.

Son premier album paraît en 1994 (Shot in the Dark), cependant il obtient la consécration avec le deuxième, 30 (1997), qui remporte une Victoire de la musique en 1998.


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