Loi Malraux : quelle rentabilité attendre ?
Entrée en vigueur en 1962, la loi Malraux ne date pas d'hier mais repose sur une problématique toujours actuelle : conserver le patrimoine en favorisant la restauration d'immeubles et de biens immobiliers anciens classés.

Elle offre aux propriétaires d'immeubles anciens, qui ont fait l'objet d'une restauration complète et donnés nus en location pour un minimum de 9 ans, de déduire de leurs revenus global non plafonné le déficit foncier résultant des travaux de restauration réalisés et des intérêts d'emprunt.
Vous l'avez compris, cette défiscalisation est réservée aux plus gros contribuables qui peuvent, du coup, défiscaliser une grande partie de leurs revenus.
Depuis la loi de finances 2009, elle permet de bénéficier d'une réduction d'impôt de 30 à 40% des travaux engagés dans l'année dans la limite de 100.000 €, en ZPPAUP (Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, loi Malraux) ou en secteur classé par l'État (monuments historiques, plus exigeant sur la nature des travaux).
Attention, pour les monuments historiques, l'achat en copropriété est désormais interdit.
L'inconvénient du Malraux c'est que les travaux se font dans des conditions très encadrées. On est sur des enveloppes élevées. Il faut faire du Malraux lorsque l'on en a vraiment le besoin fiscal et l'envie de développer un patrimoine de qualité.
Rentabilité brute moyenne : autour de 3%, hors avantages fiscaux.
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