Pourquoi tant de personnes sont-elles dans l'ignorance des études montrant l'effet inverse, que les boissons à base d'édulcorants participent à la progression du surpoids et de l'obésité, même si cela paraît au premier abord paradoxal ?

Pourtant, les faits sont là : une des dernières études, publiées en 2008, concernant une expérimentation animale aux États-Unis, montre que les animaux qui consomment des édulcorants ont tendance à moyen terme à manger plus (« They eat more ») ; pour l'homme, il y a des statistiques qui ne peuvent mentir.

Une édition récente du Los Angeles Times indique qu'en 1987, 70 millions d'Américains prenaient des produits light (tous produits confondus) ; en 2000, ils sont 160 millions à le faire et, parallèlement, le nombre d'obèses a doublé aux États-Unis pendant cette période.

Nous pourrions multiplier les exemples, comme celui de l'étude menée pendant huit ans chez les diabétiques, qui montre que ceux consommant des boissons light grossissent plus que les autres, étude présentée au 65e congrès de l'Américan Diabetes Association.

Tout récemment, dans une autre revue scientifique de référence, il est indiqué que « la consommation régulière de boissons aux édulcorants de synthèse semble favoriser le diabète de type 2... » ; il n'y a pas de conclusion définitive, mais le débat scientifique est ouvert.

Ce type d'étude est bien sûr largement passé sous silence, tant elle dérange de nombreux industriels.

Par ailleurs, rappelons les interrogations concernant l'innocuité de certains édulcorants pour le foetus lorsque la mère en consomme pendant la gestation.


Les 10 derniers articles publiés sur notre Blog :