euthanasie

En adoptant mardi soir un texte qui légalise l’euthanasie (pour des malades en phase avancée ou terminale d’affection incurable), la commission des affaires sociales du Sénat a franchi une étape et divise les parlementaires.

En novembre, un texte similaire avait été rejeté à l’Assemblée, les députés UMP votant contre et ceux du PS pour.

Alors que le texte sera débattu le 25 janvier, «pro» et «anti» avancent leurs arguments. «L’euthanasie n’est pas une bonne solution car il est toujours possible et essentiel de prendre soin d’une personne en fin de vie», estime Xavier Mirabel, de l’Alliance pour les droits de la vie (ADV).

Mais pour Jean-Luc Romero qui préside l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), il y a urgence. S’il salue la loi qui permet depuis 2005 aux médecins de «donner de la morphine pour soulager la douleur et augmenter la dose jusqu’à la mort», le conseiller régional PS d’Ile-de-France souhaite que les malades décident par eux-mêmes, comme aux Pays-Bas ou en Belgique.

Les Français, eux, semblent favorables à l’euthanasie.

Dans un sondage Ifop publié en octobre par Sud-Ouest, 94 % des personnes interrogées étaient favorables à une loi autorisant l’euthanasie en cas de maladies «insupportables et incurables»


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