C’est le deuxième moment d’intense émotion en trois semaines.

Après la pression de l’examen, c’est le stress des résultats qui guette ce matin les 654 548 candidats au bac 2011.

Si près de 75 % s’en sortiront avec le sourire, les visages des 25 % restants vont se crisper.

Certains auront droit à une deuxième chance, avec le rattrapage, mais pour les recalés (14,3 % l’an dernier), l’année scolaire s’achèvera sur une mauvaise nouvelle.

Pour autant, tout n’est pas perdu, si l’on se réfère aux nombreuses personnalités qui ont réussi sans. Elles ont fait carrière sans ce diplôme, suivant parfois des routes plus tortueuses.

Les études malgré tout

Si le bac est le sésame vers les études supérieures, les recalés ne sont pas exclus de tous les diplômes. Ainsi, certains établissements ouvrent aux non-bacheliers les BTS (vente, tourisme, secrétariat…), même s’il leur est souvent demandé de repasser l’examen en fin de première année. Les métiers juridiques représentent le dernier domaine attractif pour les non-bacheliers. Via la capacité en droit – diplôme qui s’obtient en deux ans par des cours du soir à la fac ou des formations en ligne –, on peut intégrer une licence de droit, un DUT carrières juridiques ou un BTS notariat. «Cette voie est difficile. Le taux de réussite ne dépasse pas 20 %», précise cependant le ministère de l’Education.

La fonction publique pour tous

tamment pour l’Etat ou les collectivités locales. Le Pacte (parcours d’accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière, d’Etat) offre une formation d’un ou deux ans donnant accès aux emplois de catégorie C sans le statut de fonctionnaire. Pour obtenir ce dernier, il faut passer les concours ouverts pour la plupart sans conditions de diplôme. Pas de diplôme requis non plus dans l’armée, où la seule condition est l’âge : 17 ans pour un engagé volontaire de l’armée de terre (Evat). Avec un premier contrat de trois ou cinq ans, il gagne 1 260 euros net par mois et peut espérer passer sous-officier.

L’esprit d’entreprendre

Partir de rien avec son courage pour seul passeport, c’est ce qui motive la plupart des patrons français. Deux sur trois sont en effet des autodidactes. «Sans le bac, en entreprise, je n’avais pas accès aux postes très intéressants, je me contentais de porter des caisses. Le seul moyen d’accéder à des responsabilités était de créer mon entreprise. Quand je me compare aux jeunes de mon âge, je ne regrette pas», s’enthousiasme Adrien, 24 ans. Comme lui en 2010, 37 % des autoentrepreneurs se sont lancés sans le fameux diplôme.


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