Depuis le 12 octobre 2026, Clermont-Ferrand impose une règle inédite dans cinq secteurs piétons de son centre-ville : les cyclistes, utilisateurs de trottinette et autres engins de déplacement personnel doivent désormais mettre pied à terre pour traverser ces zones, sous peine d’une amende de 35 euros. Une mesure qui change concrètement le quotidien de nombreux déplacements urbains et qui n’a pas manqué de provoquer la mobilisation des associations cyclistes.
Ce que prévoit l’arrêté municipal
L’arrêté signé par le maire Julien Bony s’applique aux secteurs piétons de Jaude, Saint-Pierre, Saint-Dominique, du centre historique et de Saint-Esprit. Dans ces rues, il est désormais obligatoire de descendre de son vélo, de sa trottinette, de sa monoroue, de son gyropode ou de son hoverboard et de les pousser à la main. Certains cyclomoteurs et engins de déplacement personnel motorisés sont également concernés. Des exceptions existent : forces de l’ordre, services d’urgence, professionnels de santé en intervention, livreurs agréés, personnes en situation de handicap et enfants de moins de huit ans peuvent continuer à circuler normalement.
Pourquoi cette décision
Selon la mairie, la mesure répond à des alertes répétées des riverains et des commerçants, confrontés depuis plusieurs années à des conflits d’usage entre piétons et usagers rapides dans des rues conçues pour la marche. Julien Bony a résumé l’objectif en affirmant que « Clermont appartient à tous, même aux piétons ». L’enjeu est autant la sécurité des passants que l’apaisement des espaces publics, dans une ville qui a par ailleurs multiplié les aménagements cyclables ces dernières années.
Une mobilisation des cyclistes
L’association Vélo-Cité 63 a immédiatement dénoncé une mesure qu’elle juge « radicale, disproportionnée et brutale ». Son président, Serge Fabbro, aurait préféré une verbalisation ciblée des comportements réellement dangereux plutôt qu’une interdiction générale touchant tous les cyclistes, y compris ceux qui roulent prudemment. Une pétition en ligne a recueilli plusieurs milliers de signatures, et le collectif a organisé une « vélorution » le 30 octobre pour protester contre l’arrêté. Le tribunal administratif a toutefois rejeté, le 28 octobre, le recours en référé déposé par l’association : la règle reste donc pleinement applicable.
Un débat qui dépasse Clermont-Ferrand
Cette tension entre piétons et usagers de mobilités douces n’est pas propre à l’Auvergne. D’autres villes françaises ont elles aussi réorganisé leurs espaces de circulation ces derniers mois, comme à Quimper, qui a revu les règles de stationnement en centre-ville ou à Brest, avec l’ouverture de son nouveau parking Les Glacis. À l’inverse, le développement du vélo en libre-service, comme à Nantes Métropole, où le service s’étend désormais à 24 communes, illustre la volonté de nombreuses agglomérations de donner plus de place aux mobilités douces — un équilibre que Clermont-Ferrand tente, elle, de trouver en séparant plus strictement les usages dans ses rues les plus fréquentées.
Ce que cela change pour les habitants et les visiteurs
- Dans les cinq secteurs piétons concernés, tout déplacement à vélo, trottinette ou engin assimilé doit se faire à pied, l’engin poussé à la main.
- L’amende encourue en cas de non-respect est de 35 euros.
- Les professionnels en intervention (santé, livraison agréée, services publics) et les personnes à mobilité réduite restent autorisés à circuler normalement.
- Les enfants de moins de huit ans ne sont pas concernés par l’obligation.
Questions fréquentes
Depuis quand la règle du pied à terre s’applique-t-elle à Clermont-Ferrand ?
L’arrêté est entré en vigueur le lundi 12 octobre 2026 dans les zones piétonnes du centre-ville de Clermont-Ferrand.
Quels engins sont concernés par l’obligation ?
Vélos motorisés ou non, trottinettes, monoroues, gyropodes, hoverboards et certains engins de déplacement personnel motorisés doivent être poussés à la main dans les secteurs piétons désignés.
Que risque-t-on en cas de non-respect de la règle ?
Une amende de 35 euros peut être appliquée aux usagers qui continuent de circuler dans les zones piétonnes concernées sans mettre pied à terre.
Sources
France 3 Auvergne-Rhône-Alpes —
Connexion France —
ici Auvergne-Rhône-Alpes
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

